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Dessin de Kévin Gelsi - 2006

1er mouvement

Lorsque je contemple le corps d'une femme,
Je suis envahi... envahi par je ne sais quelle grâce...
Je regarde, j'admire, je contemple...
Cela me transperce de 'part en part' comme une flèche de Cupidon.
J'ai remarqué que je n'avais pas la même sensibilité que les autres...
Cela depuis l'adolescence...
Cela peut paraître prétentieux, c'est vrai...
Pourtant, c'est ainsi...

Si vous saviez quels sont mes rêves...
Si je pouvais acheter un Continent, une Planète...
J'y installerais des femmes merveilleuses,
Commes Reines et Princesses...
Elles gouverneraient des contrées entières,
Ce serait la folie...
Je composerai pour Elles...
Je leur donnerai tout...
Ce seraient les 'Maîtresses du Monde',
Les Maîtresses des MOndes...
Si je pouvais 'voler' dans l'Espace,
Au gré et à la vitesse  de la pensée,
Je conquerrais pour Elles l'Espace entier,
Tous les mondes habités...
J'y ferais régner leur Beauté extraordinaire,
Leur Erotiwme transcendant...

Mais ce n'est qu'un rêve qui ne se réalisera jamais...
C'est pour cela que je peux 'en parler' à souhait.
Dommage...

Une voix, venue de très loin, chuchotant :
- Eh! Patrice, ton rêve n'est pas si 'impossible' que cela à 'réaliser'...
Il faut y croire!
Il faut trouver les bonnes personnes
.

Je réponds à la voix :
- Et... Elles me comprendront? La Musique... Ma musique...
Elles liront mes poèmes... et tout et tout?

La voix :
- Oui, et elles peindront, joueront des pièces de théâtre, parleront aux animaux...

- ET je pourrais me rendre invisible , et voyager dans l'espace à la vitesse de la pensée et les 'emmener' où je veux?

- Bien sûr !

- Bien vrai?

- Bien vrai !

2ème mouvement

En voyant la Beauté de ton corps,
Tout se révèle enfin.
Je contemple... Mes yeux sont effarés...
Effarés par cette majesté qui t'habille,
Et qui te fait ressembler à tous les mystères de la création...

Dieu, que tu es belle!
Mais les mots de nos langues terrestres
Sont si faibles, si impuissants...
Ils ne peuvent décrire l'Incroyable Femme-Rêve que tu es...
Femme-Rêve... Femme-Féerie...
Femme-Musique... Femme-Espoir...
Femme-création...
L'Espoir qu'un jour enfin se lèveront les légions de l'Absolu...
Pour faire triompher ce monde en déconfiture...
Ce monde qui se meurt...
Qui s'étend avant l'heure comme si son Etoile
Le soleil, aurait soudain décidé de devenir 'une naine blanche'.
Pourquoi? Pourquoi tant de solitude chez les Hommes?
Le poète-capteur doit saisir
Le message du Cosmos qui jamais ne meurt:
Regarde la Muse, contemple-la!
C'est la Mater, la Déesse-créatrice.
Elle vit dans la forêt...
Elle parle aux animaux...
Elle joue de tous les instruments.
Elle dessine sur les arbres et dans les 'sifflements' du vent,
Les portraits des géants insoumis...
Ceux qui comme toi 'rugissent' de révolte...

 

3ème mouvement

Elles gouverneraient des contrées entières...
Des mondes...
Leur Beauté triompherait sur tous
Les continents de toutes les planètes,
Dans tous les mondes habités...
Et cela grâce à moi...
Car j'aurai cru en Elles
Les messagères de l'Absolu,
Les Femmes-Déesses...
J'aurai assez de 'puissance' pour leur offrir tout cela...
Par amour... par amour de leur féménité,
La Femme-Mater, la Femme-création,
La Femme-Forêt...
La Femme-Beauté...
La Femme-Folie...
Celle et celles qui m'inspirent tant...
Elles me comprendront...
Elles comprendront ce que je veux faire...
Je jouerai pour Elles..
Je jouerai avec Elles...
Les Muses-Forêt...
Les Muses-Déesses...
Qui au piano, qui à la harpe,
Qui à la flûte traversière ou de Pan...
Au violoncelle...
Nos notes crépiteront dans les contours suaves
De l'Espace qui se courbera,
Pour permettre à l'esprit et au coeur
De voyager en paix.
Rêve-Voyage, Rêve-Espace,
Frontières de l'Infini.
Vaisseau-piano, Vaisseau-miroir...
Les Muses-Déesses...
J'irai à la conquête de tous les mondes habités,
Des mondes vastes... mais vastes...
Comme l'imagination qui me taraude,
Sans me laisser aucun repos,
Sinon celui du rêve éveillé,
Le rêve de 'celui qui voit',
Qui 'capte', qui pressent...

Suis-je fou?
Peut être...
Mais Elles existent, ces Déesses-Muses!
Et ensemble, nous changerons le monde.
Nous changerons les mondes...
Nous parlerons aux animaux,
Nous nous raconterons des histoires
De vies passées et à venir,
Des âmes qui voyagent
Aux confins de la vie...
Nous danserons dans des 'forêts vertigineuses',
Les animaux, les Femmes-vie,
Et tout ceux qui sont habités par l'espoir
Du Beau et de l'Authentique...
Alors... alors...
Alors, enfin j'aurai réussi ma mission,
Enfin, je pourrai me reposer un moment,
Près d'un arbre millénaire
Qui m'abritera de la lumière incandescente
D e mes espoirs et de mes rêves,
Des étoiles qui s'entrelacent et 'qui éclatent',
En millions et millions de pétales de vie et de
Beauté-notes-poésie...
Alors j'aurai gagné la partie...
Enfin...

 

4ème mouvement

Tends-moi la main...
Tends-moi la main et passe par ici...
De l'autre côté... de l'autre côté du rêve...
De ce côté-ci du monde, les espoirs deviennent des faits...
Des événements... des actions...
De ce côté-ci du monde, du côté de mes rêves,
Dansent des milliers d'enfants qui chantent
La Mélodie Universelle...
La mélodie 'sans-nom' qui les porte tous,
Et de noms en noms, de rêves en rêves,
De désirs en désirs,
Nous construirons les divers mouvements de
La Symphonie Universelle et nous les mettrons
Bout à bout... au bout de mes rêves...
J'ai pris le piano-vaisseau, le PIano-espace,
Et je suis parti vers d'autres lieux,
Vers d'autres Ailleurs,
Les Ailleurs se dessinent dans le miroir du temps
Comme une peinture à 'l'accent de Toscane'...
Rêves féconds qui enfantent l'enfance...
L'enfance... Les enfances...
Enfances qui s'égarent au détour d'une étoile
Qui parcoure le chemin des vies et des 'rites biologiques'
La 'mémoire génétique' du rêve-création.
De la création-rêve et révée...
Dans toutes les tonalités de notes et de couleurs
Qui répandent l'arc-en-ciel de la vie,
La Mélodie Universelle se pare des couleurs
De l'Absolu... Celui que chaque habitant de notre vaste univers
Veut atteindre...
La coupe du délice se boira jusqu'à la lie...
Et dans les rêves 'rêvés' dans mon coeur de Poète,
J'ai aperçu dans la moiteur d'un brume qui se lève,
Le visage hiératique de la femme de mes rêves...
LA Femme... pourquoi la femme?
Peut être parce que je suis un homme...
Tout simplement...
Un homme qui s'imagine 'poète à la gigantesque sensibilité'.
Un capteur, il you will...
'A sort' of  capteur..
La jambe a jailli et je me suis agenouillé...
J'ai tout de suite voulu la servir,
Comme on sert une Déesse magnifiée, vénérée...
Pourquoi ? Je n'en sais rien...
Mais comment faire autrement?
L'avez-vous vue cette Muse Absolue...
Comme un vaccin contre 'la connerie et l'injustice'.
Donc, pour Elle, je me battrai jusqu'au bout,
Je composerai jusqu'au bout...
J'écrirai jusqu'au bout...
'J'inventerai' jusqu'au bout...

 

Patrice GELSI
Tous droits réservés, SACEM 2006

 

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